samedi 24 juillet 2010

Sarkozy maintient les exonérations sur les emplois à domicile

Nicolas Sarkozy a déclaré lundi soir que les exonérations sur les emplois à domicile seraient épargnées par le programme d'économie sur les niches fiscales prévu au budget 2011, "sous réserve de quelques aménagements techniques".

"Nous n'avons pas encore décidé exactement" quelles niches fiscales feraient les frais de l'économie de 10%, soit 7 à 9 milliards d'euros, mais "certaines seront supprimées", a précisé le chef de l'Etat lors d'un entretien sur France-2.

En revanche, "les exonérations sur les emplois à domicile, les services à la personne qui servent à tant de familles de classe moyenne les plus exposées, nous les garantirons sous réserve de quelques aménagements techniques sur le calcul des cotisations sociales", a-t-il dit, alors que ces exonérations avaient paru un temps menacées.

"D'une manière générale, il faut qu'on fasse un effort: la France ne peut pas vivre au-dessus de ses moyens", a réaffirmé le chef de l'Etat, préférant ne pas parler de "rigueur" mais de "rigoureux", car "le mot 'rigueur' est connoté en France. Ce qui ne me fait pas peur, c'est le mot 'rigoureux': ça veut dire qu'on revient à l'équilibre. Je le ferai".

"Nous avons promis que la France réduirait son déficit à 6% en 2011: nous y serons; et à 3% en 2013: nous y serons. Il n'y a pas d'autre choix", a martelé Nicolas Sarkozy.

Il n'est toujours pas question pour autant d'augmenter les impôts. "Je m'y refuse totalement", a assuré le président.

"Nous sommes, avec la Suède, le pays d'Europe où les impôts sont les plus élevés", a-t-il poursuivi. Or, "si nous continuons cette marche folle vers l'augmentation d'impôts, nous n'aurons plus d'entreprises en France si on fait porter ces impôts sur l'entreprise, et nous n'aurons plus de consommation en France si on fait porter ces impôts sur les particuliers".

Vantant par ailleurs la réduction du nombre de fonctionnaires payés par l'Etat grâce au non-remplacement d'un départ sur deux, M. Sarkozy a de nouveau suggéré que les collectivités territoriales en fassent autant. Celles-ci "continuent une politique d'augmentation du nombre de fonctionnaires (alors que) depuis que je suis président de la République, on ne leur a transféré aucune compétence", a-t-il affirmé, se demandant: "Qu'est-ce qui empêche les régions de France d'appliquer la même règle que l'Etat?".

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